La Psychoposturologie


Une longue tradition occidentale a séparé le corps d'un côté (objet de la médecine) et l'esprit de l'autre (objet de la psychologie).

La médecine a séparé les maladies, des atteintes organiques ou neurologiques.

La psychologie a séparé la parole et les émotions, de la concentration, de la mémoire et de l'intelligence. 


La Psychoposturologie Clinique se situe à l'interface entre la médecine et la psychologie.

Elle démontre objectivement que les avatars du développement précoce (les 18 premiers mois de la vie), sont à l'origine de nombreux symptômes sans lésion récidivants et récalcitrants, qui affectent durablement et sous différentes formes, la posture et les capteurs posturaux, la motricité, les émotions, la cognition, ou les fonctions végétatives


Dès le 19ème siècle, les symptômes sans lésion ont intrigué les pionniers de la neurologie comme Jean-Martin CHARCOT. Puis ils ont abandonné ce terrain. 

Mais l'un des leurs, Sigmund FREUD, a poursuivi ses recherches et a fondé la Psychanalyse, qui fait remonter l'origine des troubles à la toute petite enfance, sans pour autant la démontrer.

Plusieurs décénies plus tard, un Médecin, Pierre-Marie GAGEY, élève du Dr Jean-Bernard BARON, et informé des travaux du Dr Henrique MARTINS DA CUNHA, s'est lui aussi intéressé aux symptômes sans lésion et a fondé la Posturologie. Cette discipline considère que l'origine de certains troubles réside dans l'asynchronisme des capteurs posturaux (qui règlent notre équilibre lorsque que nous sommes debout), sans pour autant expliquer ce qui cause ce dérèglement. Ni démontrer en quoi cela affecte les apprentissages, les émotions, ou les fonctions végétatives, dont certains troubles font pourtant partie du Syndrome de Déficience Posturale.

A la fin des années '90, des psychologues, des neuropsychologues, et des psychiatres se sont intéressés aux bases corporelles de la conscience, du développement intellectuel, du sentiment de soi, des émotions et des relations sociales. Ils ont noté que des troubles, dont ceux décrits dans le Syndrome de Déficience Posturale, s'accompagnaient de perturbations sensorimotrices et posturales liées au développement durant la petite enfance (André BULLINGER, Svetlana MASGUTOVA), ou d'un déséquilibre dans le système nerveux autonome (Stephen PORGES).

Ces scientifiques et beaucoup d'autres, ont contribué directement ou indirectement, au développement d'une approche corporelle de troubles considérés comme psychiques, végétatifs, émotionnels, ou cognitifs.

Enfin, depuis les années 2000, un organe longtemps négligé attire l'attention de nombreux spécialistes de tous bords : Les fascias. Il s'agit d'une membrane présente absolument partout dans notre corps et qui dans certaines conditions, a la propriété d'affecter la posture et de déclencher, voire même de mimer, différents symptômes (Carla STECCO; Thomas MYERS, Robert SCHLEIP).

La Psychoposturologie, développée par le Docteur en Psychologie Philippe van ACKER, en s'appuyant sur les recherches internationales modernes en psychologie, en neuropsychologie et en thérapies psychocorporelles, inclue le développement sensorimoteur précoce, le système nerveux autonome et les fascias, comme sources possibles de déséquilibres moteurs, végétatifs, émotionnels et cognitifs.

Heureusement, ces imperfections peuvent être corrigées à tout âge, les symptômes qui leur sont liés disparaissent rapidement et durablement !